15 déc. 2014

[Exclusif] Djack Caillasse 2008/14 : le bilan de mandale

[LaGrand'anKêt'] — Nous avions quelques doutes à la rédaction, et cela depuis le début du mandat "sauce-Alice", en 2008. Les conclusions de nos investigations n'ont fait que confirmer nos craintes, d'autant qu'au soir de l'élection de 2014, les dernières paroles puis la disparition complète du personnage avaient achevé de nous "interpeller" (comme on disait dans les années 1980s).

À partir de là (ou de pas loin à côté), on s'est dit que comme de toute façon il nous fallait rester complaisants, agréables et souriants, on n'allait quand même pas commencer à faire notre boulot. (Apprenez dès à présent ce secret du métier, petits : c'est quand même plus facile de ne rien faire et de parler de la fête de la Soupe pour faire plaisir à Mortine Wayjour la mairesse de La Bouchacour, ou bien de l'implantation de la nouvelle zone industrielle dans un endroit absolument pas approprié inauguré sur les terres les plus fertiles de la-Glo par le grand houropéanocrate Pierrot Moscovizir). Mais à la rédaction, on n'est pas des bouffeurs de salades vertes biologiques et on s'éclaire pas à la bougie. Pour le coup, nous étions loin d'accepter a priori l'idée que le mandat sauce-Alice de Djack Caïllasse n'était que fiction ou affabulation voire complot. Et pourtant il faut nous rendre à l'évidence : ce mandat n'a jamais eu lieu !

Nous vous livrons ici les conclusions de l'enquête de fond menée ces trois derniers jours, juste après la conférence de rédaction de 10h15/10h30, puis l'apéro déjeunatoire, soit vers 15h30. Ce travail de fourmi rigoureuse a donné lieu à un rapport qui tient sur une bonne moitié de page de calepin A8 (52x74mm) que, dans l'espoir d'une plus fine compréhension, nous avons décomposé en dix points :


1— L'élection impossible ("Coluche, relève-toi... ", ndlr)

Rappelez-vous, il a fallu recompter trois fois, pour mesurer un écart de 52 voix, autant dire rien ! N'importe quelle grande démocratie aurait invalidé le scrutin et laissé Loulou Sensouvenet continuer son grand-œuvre, enfin au moins tant qu'il tenait debout...


2 — Compromis, chose due ("Je vous l'avais bien dit", ndlr)

Des promesses en veux-tu en voilà : de la création d'emploi à l'aide pour l'implantation dans les domaines écologique, agricole ou le bio-médical... Résultat, on a eu droit à un entrepôt de pain de glace, un ébaucheur de bois et un fabricant de camembert qui créeront (ou déplaceront) 10 emplois.


3 — Haro sur l'inutile

C'était un repère de drogués : le célèbre cabaret-kebab, le Molo-Molo, sera rasé sans que personne ne lève le petit doigt. Et sans plus d'état d'âme, le fumeux Réveillon des Brélons sera annulé une bonne fois pour toutes. Nan mais merde, on va pas continuer à faire en sorte que les Montbé-lardés sortent, rient et se cultivent, quand même ?!?


4 — Du postillon pour la plèbe

Geldouche by La-Glo :
toutes les formes pour tous les goûts (DR)
L'alternative ? Remplacer le cabaret-kebab par un haut lieu nocturne de rencontres bourgeoises, en créant un restaurant, le "Geldouche" et une salle de spectacle propre digne de ce nom. Quant à la création d'un nouveau spectacle de fin d'année… Quelques articles dans les journaux du cru on suffi à faire taire les deux seuls contestataires et créateurs de ces événements, les grabataires Bilidjin et Toutofon, également connus sous le nom de Statler et Waldorf (les deux vieux critiques de théâtre qui passent leur temps à ironiser sur la piètre qualité du spectacle donné par le Moupaitecho [mais bon là l'investigation va un peu loin, on vous le concède, ndlr]).


5 — Le transport et les déplacements doux (tout Doubs dans le 2-5, qu'y disait, le Djack... )

Là, il faut le reconnaître, ce fut une débauche de moyens :
  • petits panneaux permettant aux cyclistes de tourner à droite… (un signe !),
  • autorisation de contre-sens dans certaines rues à sens unique afin de se débarrasser des derniers cyclistes vivants,
  • vélo-station unique et en carton (si vous empruntiez un vélo, vous ne pouviez pas le déposer puisqu'il n'y avait pas d'autre station — les vélos ont donc tous disparu). Originalité de la mesure, vous démarriez le parcours cycliste directement dans le flot des voitures du boulevard circulaire d'Audinliard, une méthode immersion directe donc : soit vous mouriez écrasés, soit les gaz d'échappement vous garantissaient un cancer à brève échéance (voire vous vous faisiez écraser le cancer),
  • enfin, "DeuxDentsCassées" rebaptisé in extremis "À plus dans le bus", le projet aux trois logos (pour le prix de six) et à la caravane américaine qui-a-reçu-le-prix-de-la-plus-chère-meilleure-communication-institutionnelle, fut mis en place en fin de mandat. Une refonte totale pour un nouveau tracé de bus dont les premières études auraient coûté bonbon… (ben oui, à la rédaction, nous avons cherché derrière les étiquettes de vin, mais nous ne trouvons pas les chiffres).
    Piste cyclable portative
    (prototype © La-Glo)

    Barri Nyelle Sansonnet a mené le même combat que Mireille D'arc, la pucelle de Devant, pour faire disparaître ce projet, mais le grand sage sioux, Marcel Bononofuture, a décidé de seulement le repenser (nous lui souhaitons bon courage !). Bref, en deux mots comme encens, le déplacement doux, c'est du vent...

6 — De l'eau dans le compost

À la-Glo, on nage ! Cinq ans de palabres pour "le retour de RAIJI 2 LO" (et il n'est pas content) prévu en février 2015 contre 95 millions de neuneus d'amende à verser aux philanthropes de chez Pétreaulia, abandonné bien plus vite qu'il ne faut de temps pour le dire (lire par ailleurs, bientôt, enfin on espère — ndlr). Le monstrueux RaiJi 2 Lo sera enfermé dans la forêt maléfique de Glanpierre-en-Bois, là où des trolls d'un autre âge se jetaient à l'époque sur la voiture de Loulou Sensouvenet. C'est en effet dans cette forêt qu'a été construit, souvenez-vous, le château de Coco Postière, abandonné dès son inauguration car Glanpierre-en-Bois (d'où Charles "Le Rouge" Geumeubouge n'est jamais loin) est peuplé de lutins, de farfadets et de trolls à l'esprit maléfique qui peinent à supporter leur propre odeur.


7 — La calomnie

"Comment oser critiquer de façon si incessante tout ce qui n'a pas pu être fait, et tout ce qui pourrait être fait, mais qui de toute façon sera détruit par la municipalité suivante... Autant aller boire un coup, tiens". Eh oui car comme on dit aussi chez les sauce-Alice, "les canons, c'est plus facile de les boire que de se les taper — mais bon si on peut faire les deux sans trop s'emmerder..." Bref, il y a des chiffres qu'on a pas non plus trouvés dans l'emballage des apéricubes et des cacahuètes de la rédaction, ce sont ceux des restaurants, vernissages et autres pots…


8 — Heu...

J'ai franchement plus envie de me faire suer à développer deux autres points, pis d'abord j'ai plus de place sur ma feuille A8 (52X74 mm)


10 — En guise de conclusion

Le mandat de Djack Caillasse était donc bien une chimère voire un complot ; il n'aura jamais existé — même si en ville ou sur Blaisebouc il pourra vous arriver de croiser des militants qui, marmonnant les yeux hagards, tenteront de vous convaincre que si, le Pet-'S' a vraiment tenu les braguettes de la ville pendant six ans.

308 PinGo : ne s'use
que si l'on Sancerre
Aujourd'hui on peut le dire : c'est bien Loulou Roupie-de-CentSousNet qui a tout orchestré secrètement depuis sa 308 PinGo, analysant stratégiquement qu'après trois mandats, il fallait faire humer aux électeurs l'autre rance, celui des saveurs de la crèmerie d'en face — afin de reconquérir le cœur des habitants de la ville. Il rêvait de céder sa place en 2011, à mi-4e-mandat, à celle qui fut à l'époque sa première adjointe, Barri Nyelle Sansonnet. Le rêve, un peu déformé, prit corps avec trois ans de retard, en 2014...


11  — Annexe (un dicton pour la route)

"Un journaliste ne cite jamais ses sources, mais il revient toujours au cubi de blanc."
DéHaine relu LLMB

1 commentaire :

  1. Je vous trouve particulièrement dur concernant le manque d'aménagements. Pourquoi passer sous silence par exemple le Popaul-Emploi magnifiquement transféré de la ZUP à l'entrée de ville côté Haute-Saône ? Esthétique et fonctionnel...

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